Comment le score fonctionne
Cette page existe pour que n'importe qui — pas seulement quelqu'un à l'aise avec le code — puisse vérifier ce que la carte affirme réellement, et où elle pourrait se tromper. La version technique complète se trouve dans SCORING.md, dans le dépôt public du projet ; ceci est le même contenu en langage clair.
Pourquoi un cumul, pas une moyenne
Une simple moyenne lissée masquerait exactement ce que ce projet existe pour montrer : des quartiers où plusieurs problèmes différents s'accumulent en même temps. Un quartier avec un problème sévère et deux scores médiocres peut finir avec la même moyenne qu'un quartier avec trois problèmes modérés — pourtant ce ne sont pas les mêmes situations, et une moyenne lissée ne permet pas de les distinguer.
Underlaid compte donc, plutôt que de moyenner : pour chaque quartier, combien des 4 catégories ci-dessous le placent parmi le quart des quartiers les plus touchés (les 25 % les plus touchés des 2 752 quartiers de Paris et de la petite couronne pour cette catégorie). Ce nombre, de 0 à 4, est le score de cumul.
Ce que ce score ne mesure pas
Ce score s'appelle un score d'exposition, délibérément pas un « score de vulnérabilité ». Les chercheurs en climat séparent généralement la vulnérabilité en trois éléments distincts : l'exposition (un lieu est-il physiquement soumis à la chaleur, la pollution, un logement dégradé ?), la sensibilité (dans quelle mesure cela nuit-il réellement aux personnes qui y vivent — âge, santé ?), et la capacité d'adaptation (peuvent-elles y remédier — des moyens pour agir, un logement assez grand pour trouver une pièce plus fraîche, la possibilité de partir pendant une canicule ?). Le score d'exposition ne mesure que le premier de ces trois éléments. La capacité d'adaptation est montrée à part (ci-dessous, et dans le thème « Ressources des habitants » de la carte), sans jamais être intégrée au score ; la sensibilité n'est pas mesurée.
Cela compte en pratique. Le graphique revenu vs. exposition sur la carte montre que l'exposition, telle que mesurée ici, ne suit pas fidèlement le revenu — chaque tranche de score couvre presque toute la gamme de revenus, y compris plusieurs des quartiers les plus aisés de la métropole. Un foyer aisé confronté à la même exposition physique (chaleur, bruit, un vieil appartement) a généralement plus de moyens d'y faire face qu'un foyer à faible revenu. Deux quartiers peuvent partager exactement le même score et faire face à des chances réelles très différentes de s'adapter — c'est précisément pourquoi cette page n'appelle jamais ce score « vulnérabilité ».
La séparation en « Groupe A » et « Groupe B » sur la page classement existe pour la même raison : elle distingue visuellement un quartier à faible revenu avec un vrai déficit de services d'un quartier plus aisé dont le score vient plutôt d'un bâti dense et ancien — même score d'exposition, point de départ très différent pour y faire face.
Moyens pour faire face : un axe séparé
La carte montre, à côté du score d'exposition, une seconde mesure, séparée : les ressources des habitants pour y faire face (thème « Ressources des habitants », et filtre qui le croise avec les quartiers très exposés). Elle combine trois chiffres de l'Insee (revenu 2021, recensement 2022) : le revenu médian, la part de logements suroccupés (moins de pièces que ce dont le ménage a besoin — pas de pièce plus fraîche où se replier) et la part de résidences secondaires (la possibilité de partir pendant une canicule). Chaque quartier est classé sur chacun des trois chiffres, les trois rangs sont moyennés, et les 2 752 quartiers sont répartis en trois groupes égaux : tiers le plus bas, médian et le plus haut de la métropole.
Cette mesure n'est jamais ajoutée au score d'exposition. Gardées à part, les deux se lisent côte à côte : deux quartiers également exposés peuvent avoir des moyens très différents d'y faire face. L'INSEE ne publie pas le revenu de 223 petits quartiers (surtout des bois, des parcs et des zones d'activités) : ils n'ont pas de classe de moyens et sont affichés comme tels, jamais estimés.
Ce qu'elle montre : les quartiers très exposés ne font pas face aux mêmes expositions selon leurs moyens. Ceux aux moyens les plus élevés sont surtout à Paris et cumulent chaleur et logement ancien énergivore ; ceux aux moyens les plus faibles sont surtout en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne et cumulent surtout la chaleur, la pollution de l'air et le bruit. Dans l'ensemble, le lien entre exposition et moyens est faible — et légèrement positif uniquement à cause du centre de Paris, dense et ancien ; dans les trois départements de petite couronne, il est quasi nul. Et là où forte exposition et faibles moyens se rejoignent, c'est concentré : en Seine-Saint-Denis, 62 % des quartiers très exposés (au moins 2 des 3 expositions : chaleur, air et bruit, logement) sont dans le tiers de moyens le plus bas de la métropole ; à Paris, 4,5 %.
Ce qu'elle ne montre pas : elle mesure des moyens, pas ce que les ménages en font — rien ici ne dit si un logement est climatisé ni si quelqu'un peut s'absenter pendant une canicule. Les groupes sont relatifs à cette métropole, pas un seuil absolu de moyens « suffisants ».
Les quatre catégories
Chaque catégorie est construite à partir de plusieurs indicateurs bruts, chacun converti en « niveau d'exposition » pour qu'ils se combinent de façon cohérente, puis moyennés à poids égal — il n'existe pas encore de raison objective de considérer un indicateur plus important qu'un autre.
Chaleur
Indice de vulnérabilité à la chaleur, nombre d'équipements rafraîchissants (piscines, musées, bibliothèques) à moins de 400m, part du quartier couverte par des espaces verts ou boisés ouverts, et part de sa surface artificialisée/imperméabilisée — un sol bâti ou bitumé retient et réémet la chaleur plutôt que de l'absorber.
Air / bruit
Classe combinée d'exposition à la pollution de l'air et au bruit, pondérée par la surface du quartier.
Logement
Part des diagnostics de performance énergétique (DPE) échantillonnés classés F ou G — les catégories officielles de « passoire thermique » en France, des logements coûteux et inconfortables à chauffer ou rafraîchir — combinée à l'intensité avec laquelle la consommation électrique résidentielle d'un quartier varie avec le froid en hiver (Enedis), un indice des logements dépendants du chauffage électrique, sans moyen bon marché de compenser la chaleur non plus.
Accès aux soins
Les médecins généralistes et les pharmacies que les habitants peuvent atteindre sans voiture, à pied ou en transport en commun, en tenant compte de toutes les personnes qui peuvent atteindre les mêmes cabinets et officines (méthode des « aires de chalandise flottantes », la même famille que l'indicateur APL de la DREES). Médecins : jusqu'à 20 minutes, avec un poids qui décroît après 10 minutes ; pharmacies : 15 minutes à pied.
L'accès aux soins : retiré, reconstruit, revenu dans le score
Au lancement, le score comptait une quatrième catégorie, l'accès aux services. Le croisement avec les moyens des habitants a montré qu'elle ne mesurait pas ce qu'elle prétendait, et une série de vérifications l'a confirmé pour chacun de ses quatre indicateurs. Elle a été retirée du score en septembre 2026, puis reconstruite ; ces anciens indicateurs restent affichés pour information dans le panneau de détail.
L'indice de position sociale des écoles proches reflétait les ressources des familles, déjà mesurées séparément par l'axe des ressources : le garder dans le score revenait à les compter deux fois. Il expliquait l'essentiel du lien entre la catégorie accès et les ressources des habitants (corrélation de −0,52).
Les entrées accessibles en fauteuil roulant viennent d'un registre collaboratif, absent pour 39 % des quartiers. Les quartiers sans cette donnée se retrouvaient parmi le quart le moins bien desservi 29,6 % du temps, contre 17,6 % pour les autres : le même biais de données manquantes que celui déjà corrigé une fois.
La densité de cheminements piétons, issue d'OpenStreetMap, mesure surtout la façon dont les bénévoles cartographient les trottoirs : Paris dessine 53% de ses trottoirs comme des chemins séparés, la Seine-Saint-Denis 17% — ailleurs, ils sont le plus souvent notés comme un attribut de la rue, ce qui n'était pas compté. Vérifié sur imagerie aérienne : le quartier « Klock » à Clichy (53 000 habitants au km², trottoirs bien visibles) comptait 52 m de cheminements au km² ; Saint-Ambroise 4, dans le 11e à Paris, avec le même type de rues, 165 000.
Le temps de trajet jusqu'à l'école, au cabinet médical ou à l'arrêt de transport le plus proche est de 1,5 minute ou moins pour 98 % des quartiers de ce territoire dense : il ne les départage presque pas. D'où la reconstruction : une mesure qui tienne compte de la charge des services, pas seulement de leur distance.
Les trottoirs dans OpenStreetMap : bien comptés, toujours inégaux
Pour savoir si l'indicateur piéton pouvait être réparé, les trottoirs ont été comptés des deux façons dont OpenStreetMap les enregistre — dessinés comme des lignes à part, ou notés sur la rue elle-même (sidewalk=both/left/right) —, chaque trottoir compté une seule fois. Cela corrige l'exemple de Klock : 1,87 m de trottoir par mètre de rue, contre 1,76 à Saint-Ambroise 4. Mais le problème de fond demeure : pour beaucoup de rues, OpenStreetMap ne dit rien des trottoirs, et la fréquence dépend du département, même entre quartiers de même densité.
Part de la longueur de rue avec une information sur les trottoirs dans OpenStreetMap (extrait du 30 septembre 2026), selon la densité de population du quartier
| Habitants au km² | Paris | Hauts-de-Seine | Seine-Saint-Denis | Val-de-Marne |
|---|---|---|---|---|
| Tous les quartiers | 96 % | 63 % | 26 % | 47 % |
| moins de 7 200 | 83 % | 51 % | 23 % | 36 % |
| 7 200 à 12 900 | 97 % | 62 % | 26 % | 60 % |
| 12 900 à 21 000 | 97 % | 72 % | 32 % | 62 % |
| 21 000 à 34 100 | 99 % | 75 % | 37 % | 74 % |
| plus de 34 100 | 99 % | 82 % | 48 %* | 57 %* |
Les tranches de densité sont des cinquièmes des quartiers habités (50 habitants ou plus). * Moins de 20 quartiers de ce département dans la tranche.
Inconnu ne veut pas dire absent : à Firmin Gemier (Aubervilliers), OpenStreetMap n'indique de trottoir sur aucune rue, alors que l'imagerie aérienne en montre. Ce qui compte en fauteuil roulant est encore moins également renseigné : la largeur des trottoirs pour moins de 1 % d'entre eux partout ; le revêtement pour 72 % à Paris et 21 % en Seine-Saint-Denis ; les bordures environ 119 fois pour 100 passages piétons à Paris, 33 en Seine-Saint-Denis.
Conclusion : aucun chiffre de trottoirs issu d'OpenStreetMap ne permet de comparer les quartiers d'un département à l'autre. La règle, fixée avant le calcul, tolérait un écart de 15 points au plus entre départements à densité égale ; l'écart atteint 71 points. Aucun n'entre donc dans le score, et l'ancienne densité de cheminements n'apparaît plus sur la carte. L'accès aux services sera reconstruit à partir de sources officielles (données d'accessibilité d'Île-de-France Mobilités, annuaires de santé), avec une marche calculée sur l'ensemble du réseau de rues plutôt que sur les trottoirs.
La mesure d'accès : sans voiture
L'accès aux soins est mesuré avec une méthode qui partage la capacité de chaque service entre tous ceux qui peuvent l'atteindre, et pas seulement la distance au plus proche. Elle compte ce que les habitants peuvent atteindre à pied et en transport en commun, pas en voiture. Ce choix découle du sujet d'Underlaid : l'égalité d'accès aux services du quotidien pour tout le monde, y compris celles et ceux qui ne conduisent pas ou n'ont pas de voiture — enfants et adolescents, beaucoup de personnes âgées, personnes en situation de handicap ou avec une poussette, et les nombreux ménages sans voiture des zones denses.
Un quartier où les médecins sont faciles à atteindre en voiture mais loin à pied ou en bus est donc mal classé par cette mesure : c'est ce qu'elle doit montrer. C'est aussi pourquoi elle diffère de l'indicateur officiel de la DREES (APL), qui utilise des temps de trajet en voiture entre communes. Les deux répondent à des questions différentes.
Comment l'accès aux soins a été reconstruit
Médecins généralistes libéraux et salariés des centres de santé (répertoire RPPS, comme l'indicateur APL de la DREES) et pharmacies (FINESS), rapportés à la population de chaque carreau de 200 m (INSEE, 2021), pondérée par âge avec les poids de la DREES. Les temps de trajet sont calculés à pied et en transport en commun sur le réseau de rues d'OpenStreetMap et les horaires d'Île-de-France Mobilités, pour un mardi de 10 h à 11 h. Toute l'Île-de-France est prise en compte, pour que les quartiers en bordure de la petite couronne voient aussi les services de l'autre côté de la limite.
Les structures sans consultation de proximité ont été écartées après une vérification à la main de chaque adresse comptant au moins 15 médecins : plateformes de téléconsultation, services de garde et de visites à domicile, urgences hospitalières, services réservés à un public (étudiants, aéroports). La liste, avec la raison de chaque exclusion, est publiée dans SCORING.md.
Avant de croiser cette mesure avec les moyens des habitants, l'hypothèse et ses critères ont été écrits et datés : les quartiers aux moyens les plus faibles sont-ils défavorisés dans l'accès aux soins, nettement et dans plusieurs départements ? Résultat : oui. Dans les Hauts-de-Seine comme dans le Val-de-Marne, environ 41 % des quartiers du tiers de moyens le plus bas sont dans le quart des quartiers les moins bien servis, contre 24 % dans le tiers le plus haut ; à densité de population égale, l'écart atteint 23 points. La Seine-Saint-Denis n'a pas pu être évaluée par la règle fixée à l'avance : un seul de ses quartiers figure dans le tiers de moyens le plus haut de la métropole.
La mobilité inclusive, pour information
La même mesure a été recalculée pour un trajet en fauteuil roulant : sans marches, et en n'utilisant que les arrêts et les trajets de transport déclarés accessibles. L'hypothèse n'est pas vérifiée pour cette mesure : la perte d'accès ne pèse pas plus sur les quartiers aux moyens les plus faibles. L'inaccessibilité du métro pénalise surtout les déplacements en fauteuil roulant dans Paris, quel que soit le niveau de ressources du quartier. En nombre de médecins atteignables, l'accès en fauteuil roulant reste plus faible en petite couronne.
Elle est affichée dans le panneau de détail mais n'entre pas dans le score : elle compare deux façons de se déplacer au même endroit, alors que le score compare des lieux entre eux. Cette décision a été prise après avoir vu le croisement avec les moyens ; elle ne change pas le résultat ci-dessus.
La règle « pas assez de données » — et le biais qu'elle a corrigé
Une catégorie n'est calculée pour un quartier que si des données existent pour une majorité stricte de ses indicateurs. En dessous de ce seuil, la catégorie est marquée « données insuffisantes » pour ce quartier et exclue entièrement de son score de cumul — jamais traitée silencieusement comme « ça va » ni moyennée sur les quelques miettes de données disponibles.
Cette règle existe à cause d'un biais réel constaté dans les données parisiennes d'origine, pas hypothétique. Deux petits quartiers non-résidentiels — un échangeur du périphérique et un îlot commercial dense près d'un grand magasin — affichaient alors le score maximal (4 sur 4, quand l'accès aux services était encore compté), en partie à cause d'une catégorie « accès » construite sur seulement un ou deux de ses quatre indicateurs. Vérifié sur les 992 quartiers parisiens : parmi ceux dont la catégorie accès reposait sur un seul indicateur, 47 % se retrouvaient parmi le quart le plus touché, près du double des 25 % attendus par hasard. Les quartiers à données éparses étaient pénalisés pour leur manque de données, pas pour un accès réellement pire.
Après correction, ces deux exemples sont sortis du score maximal — et le même type de biais, retrouvé sous une forme atténuée au lancement, a fait sortir les anciens indicateurs d'accès du score, avant que l'accès y revienne sous une forme reconstruite (voir plus bas).
Les seuils qui délimitent le quart le plus touché sont fixés à partir des seuls quartiers habités. Les 62 quartiers de moins de 50 habitants — parcs, berges, faisceaux ferroviaires, gares, zones d'activités — sont placés ensuite par rapport à ces seuils : ils gardent un score sur la carte, signalé « très peu habité », mais n'occupent plus des places parmi le quart le plus touché qui reviennent aux quartiers où des gens vivent. 74 % d'entre eux figuraient parmi le quart le plus touché pour l'air et le bruit, car ils longent souvent voies ferrées et voies rapides.
Ajout de la thermosensibilité électrique au logement
Le logement reposait à l'origine sur un seul indicateur : la part de logements classés F ou G en performance énergétique. Un quartier peut désormais aussi être signalé selon l'intensité avec laquelle sa consommation électrique résidentielle varie avec le froid en hiver (données Enedis, le gestionnaire du réseau) — un indice des logements dépendants du chauffage électrique, sans moyen bon marché de compenser la chaleur non plus, pas seulement le froid.
Les deux indicateurs sont désormais requis, pas un seul — un vrai durcissement, pas un bug. Les deux exemples parisiens ci-dessus ont encore bougé (à 2 sur 4 à l'époque) : ils avaient toujours assez de données logement, mais leur thermosensibilité s'est révélée proche de la moyenne plutôt que parmi le quart le plus touché, ce qui a fait sortir leur catégorie logement de ce quart.
Extension au-delà de Paris — et un nouvel exemple
Underlaid couvre toute la petite couronne de la Métropole du Grand Paris : Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne, soit 2 752 quartiers au lieu de 992. La plupart des sources étaient déjà nationales ou régionales. Deux indicateurs de chaleur (lieux frais, espaces verts frais) n'existaient que pour Paris : ils ont été remplacés par des sources régionales (l'inventaire public des piscines, musées et bibliothèques, et une enquête régionale sur les espaces verts et boisés), appliquées de la même façon partout.
Un quatrième indicateur de chaleur a été ajouté en même temps : la part de surface artificialisée de chaque quartier (bâtie ou imperméabilisée, d'après l'enquête régionale d'occupation du sol), une cause structurelle de rétention de la chaleur. Deux faits de contexte propres à Paris (âge des arbres, éclairage public) n'ont pas d'équivalent régional et restent signalés comme parisiens ; la densité associative en avait un et couvre les 143 communes.
4 quartiers atteignent actuellement le maximum, 4 sur 4 : Flachat I à Asnières-sur-Seine, Nonneville 3 et 4 à Aulnay-sous-Bois, Quatre Cités 3 à Champigny-sur-Marne. 81 quartiers habités atteignent 3 sur 4 ou plus, répartis entre Paris (22), les Hauts-de-Seine (23), la Seine-Saint-Denis (18) et le Val-de-Marne (18) ; ils sont listés sur la page classement. Tout exemple de cette page est provisoire, le score bougeant à chaque correction méthodologique.
Ce même territoire dispose déjà d'un précédent régional qui mérite d'être cité directement : l'ORS Île-de-France, l'Ineris et L'Institut Paris Region ont publié « Cumuls d'expositions environnementales en Île-de-France » (2022), une étude régionale de 5 ans sur une grille de 500m portant sur l'exposition composite à l'échelle de toute la région, avec une étude de cas sur Aubervilliers — une commune couverte par le périmètre de ce projet. Elle confirme la même idée de fond depuis une source indépendante : les nuisances environnementales de cette région se cumulent bien à des endroits identifiables. La différence d'Underlaid reste la granularité (l'IRIS plutôt qu'une grille de 500m) et un comptage des catégories les plus défavorables plutôt qu'un indice lissé (voir « À propos » sur la page d'accueil pour la comparaison complète).
Ce qu'on ne sait pas encore
Nommer ces limites ouvertement, c'est ce qui rend le score vérifiable — les cacher ne ferait que retarder le moment où quelqu'un d'autre les trouverait.
- Le revenu médian est masqué par l'INSEE pour les petits quartiers (seuil de confidentialité) : 223 quartiers sur 2 752 n'ont aucun chiffre publié. Le revenu est affiché à titre de contexte uniquement — il n'entre jamais dans le score.
- L'indice de vulnérabilité à la chaleur couvre 2 618 quartiers sur 2 752 ; la source utilise un maillage légèrement plus grossier qui ne couvre pas l'intégralité du périmètre. Les autres indicateurs thermiques (équipements rafraîchissants, espaces verts, artificialisation) couvrent bien les 2 752.
- La thermosensibilité électrique est un signal hivernal — Enedis ne publie pas d'équivalent estival pour le rafraîchissement. L'utiliser comme indice de « ne peut pas compenser la chaleur » suppose qu'un logement mal isolé et dépendant du chauffage électrique est aussi difficile à rafraîchir, ce qui est physiquement plausible mais pas vérifié indépendamment sur de vraies données électriques estivales.
- La classification en surface artificialisée (54 des 79 catégories d'occupation du sol) est modélisée au plus près de la définition officielle française de l'artificialisation, mais n'en est pas une reproduction certifiée — il n'existe pas de table de correspondance publiée entre cette nomenclature régionale spécifique et la nomenclature légale. Cette couche a aussi une valeur de lecture « biodiversité urbaine » — un sol artificialisé est un habitat perdu — même si elle n'est pas notée séparément pour la faune, faute de données de mortalité ou de stress animal comparables à celles disponibles pour les humains à ce grain.
- Le score est une estimation, pas une vérité figée. Chaque correction méthodologique déplace la frontière — traiter tout exemple phare isolé comme provisoire tant qu'il n'a pas été vérifié sur les indicateurs bruts, comme tous les exemples de cette page l'ont été.
Distribution actuelle — 2 752 quartiers (Paris + petite couronne)
| Score de cumul | Quartiers | Part |
|---|---|---|
| 0 / 4 | 774 | 28,1 % |
| 1 / 4 | 1 286 | 46,7 % |
| 2 / 4 | 610 | 22,2 % |
| 3 / 4 | 78 | 2,8 % |
| 4 / 4 | 4 | 0,1 % |
4 quartiers atteignent actuellement 4 sur 4 et 79 autres 3 sur 4 (81 habités au total). À traiter comme une preuve provisoire, pas un verdict définitif : le score bouge à chaque correction méthodologique.
Instantané des données au 1 octobre 2026 — le score est recalculé périodiquement et peut évoluer ; un exemple précis ci-dessus doit toujours être lu à la lumière de cette date, pas traité comme permanent.
Sources de données et licences
Tout est construit à partir de données publiques ouvertes. Chaque source conserve sa propre licence, vérifiée auprès de ce que le producteur indique lui-même. Le code d'Underlaid est sous licence MIT ; les données publiées (le score et chacun des indicateurs qui le composent) sont sous Open Database License (ODbL), parce que deux sources — OpenStreetMap et les jeux de données de la Ville de Paris — sont sous ODbL, qui impose de partager les données dérivées dans les mêmes conditions.
- INSEE — BPE, Filosofi 2021, Recensement 2022Licence Ouverte 2.0 (Etalab)
- IGN & INSEE — contours IRISLicence Ouverte 2.0 (Etalab)
- CSTB — Sat4BDNB (îlots de chaleur)Licence Ouverte 2.0 (Etalab)
- L'Institut Paris Region — espaces verts, MOSLicence Ouverte 2.0 (Etalab)
- Airparif & Bruitparif — cartographie air-bruitDonnées ouvertes, citation obligatoire
- DEPP — Ministère de l'Éducation nationale (IPS)Licence Ouverte 2.0 (Etalab)
- ADEME — DPELicence Ouverte 2.0 (Etalab)
- Enedis — consommation électrique par IRISLicence Ouverte 2.0 (Etalab)
- AcceslibreLicence Ouverte 2.0 (Etalab)
- ANCT — quartiers prioritaires (QPV)Licence Ouverte 2.0 (Etalab)
- Ministère de l'Intérieur — RNALicence Ouverte 2.0 (Etalab)
- Ville de Paris — arbres, éclairage publicODbL
- © les contributeurs d'OpenStreetMap — cheminements piétons, réseau de ruesODbL
- ANS — répertoire RPPS des professionnels de santéLicence Ouverte 2.0 (Etalab)
- Ministère de la Santé — FINESS (pharmacies)Licence Ouverte 2.0 (Etalab)
- DREES — pondérations par âge et décroissance de l'APLLicence Ouverte 2.0 (Etalab)
- Île-de-France Mobilités — horaires des transports en commun (GTFS)Licence Mobilités
- IGN — BD TOPO (escaliers)Licence Ouverte 2.0 (Etalab)
- © les contributeurs d'OpenStreetMap — Seine et Marne dessinées sur la carteODbL
- IGN, DINUM — API Adresse (BAN)Licence Ouverte 2.0 (Etalab)
Citations obligatoires — INSEE : « Source : Insee ». Carte air-bruit : « Source des données : Cartographie air-bruit établie par Airparif et Bruitparif – http://carto.airparif.bruitparif.fr ». OpenStreetMap : « © les contributeurs d'OpenStreetMap ». Horaires de transport : « Contient des informations de “Horaires prévus sur les lignes de transport en commun d'Île-de-France (GTFS Datahub)”, mises à disposition par Île-de-France Mobilités aux conditions de la “Licence Mobilités” ». Pour citer Underlaid, voir le fichier CITATION.cff du dépôt GitHub, en précisant la date de l'instantané des données (indiquée en bas de chaque page).